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Bonsoir,
j'aurais voulu savoir si il y'avait des consommateurs de LSD sur le forum ?
Histoire de se raconter un peu les voyages que les uns et les autres ont fait.
Merci
Nox
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Moi j'ai pas besoin de LSD pour faire ce genre de voyage.
Les shamans se servaient pas tous de drogue (note !), avec l'entraînement tu peux obtenir les mêmes effets.
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Ancien psychonaute de mon état. Présent.
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A-t-on au moins le droit de publier un trip report ici? Modérateur?
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HarDrinK a écrit:
A-t-on au moins le droit de publier un trip report ici? Modérateur?
Vas y tu peux lâcher tes xp, les modos diront rien 
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En même temps le lendemain du trip c'est jamais très gai, humeur sombre et grosse fatigue.
On peut vivre sans tester le LSD ou autre hein, après tout ça n'apporte rien, sinon la satisfaction d'une curiosité incommensurable. Mais bon, les psychotropes... Abyssus abyssum invocate, comme on dit. Pas de quoi en faire tout un plat.
Bon, bon...
[AVERTISSEMENT, LOL: La drogue c'est le mal. La possession et la consommation de LSD est punie par la loi. Prendre du LSD si vous êtes dans un état instable, de dépression ou de frayeur peut causer des dommages irréversibles sur votre psyché (et vi, c'est le jeu).]
Dix-sept heures.
A., M. et moi. Moi et A., on prend chacun un tiers du buvard. Le dernier, on le jette, parce que personne d'autre n'en prendra et qu'après tout ça coûte que 10€.
M. va nous surveiller. Il fumera juste des joints. A. voulait conserver le dernier morceau du Bart Simpson, au cas où on monterait pas. Je lui rappelle qu'il ne faut jamais se resservir sans savoir ce que la "première bouchée" a engendré intérieurement. Non pas que je suis un expert: ça va être mon 1er LSD, je stresse BEAUCOUP. La peur de la folie, et surtout, de la déception. Mais j'ai déjà fait cette mauvaise expérience avec les psylocibes.
Force sera de constater que le fossé est large entre ces deux produits.
On gobe. "Ca a pas de goût" me dit A.
"Ben non pauvre con, ce n'est que de l'acide", suis-je tenté de répondre. Mais bon. Nous sommes dans le salon de A. C'est sympa, belle maison bourgeoise. Les rideaux sont tirés, la lumière de l'halogène est tamisée. M. a mis du clubbing de merde en fond sonore. On bavasse autour d'une bière.
Dix-huit heures, nada. M. s'est un peu défoncé avec du shit. A. tremblote tellement il appréhende la montée. Je ressens une immense compassion. Je suis sur MSN, puis je retourne parler avec A.
Vers dix-neuf heures, A. lance Las Vegas Parano, "pour l'ambiance". A ce propos, la chanson White Rabbit, qu'on ne présente plus, exprime à la perfection la montée de LSD. Un peu plus tard, on reçoit les pizzas. Deux Reines et une Quatre Fromages. Yummy. On graille puis on fume deux joints chacun d'un shit doux pour s'apaiser l'esprit. M. est à moitié défoncé, bien qu'il essaye de le dissimuler. Il sourit bêtement dans le fauteuil.
Puis c'est parti. Un peu moins de trois heures après la prise du buvard. Que dire, sinon que c'est extrêmement, euh, violent, et peut-être d'ailleurs bien plus physique que psychique. Enfin, les deux se mêlent, et on ne peut plus les dissocier. Ouais, je crois que ça commence par ça. Incapable de dire si c'est du délire ou si mes os respirent vraiment. Alors je ricane nerveusement. A. est enfoncé dans le canapé, à ma droite, les doigts enfoncés dans le tissu. J'essaye de me lever -ou plutôt je veux me lever puis je ne le veux plus du tout, soudainement.- Je me souviens avoir un peu haussé les épaules. Ca n'est pas sans me rappeler la Salvia Divinorum.
Pour le reste, tentons d'être concis... Ou de donner un panoramique: La table me sourit, "I'm the bus stop boxer" de the Eels est une chanson jaune et ovale, j'ai momentanément TRES faim lorsqu'A. gueule mon nom entre deux quintes de fou rire hystérique, les dessins bizarres que je fais sur un grand papier (des têtes bizarres, des maisons sur des collines, des fleuves qui dansent) sentent la violette, ou une autre fleur, les bonbons Schtroumf que je mange me procurent de brefs orgasmes généralisés, la voix de M. est d'une température très chaude, Raoul Duke fait treize mètres de haut dans la télé, la couleur de la tapisserie chante.
En un mot, synesthésie.
Sinon, quelques trous de mémoire. Pas d'hallucinations, juste des illusions. Descente difficile et épuisante, amortie au joint, assez mal d'ailleurs.
Impossible de dire à quelle heure on s'est endormi. Mais je me suis réveillé le lendemain vers quinze heures, et n'ai eu l'envie de sortir du lit que deux heures plus tard, sigh. Le tonus d'un poulpe mort le reste de la journée, la nuit suivante parsemée de rêves débiles et de réveils impromptus.
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